Le Polisario admet son échec dans la gestion du dossier du Sahara

La direction du Polisario a admis pour la première fois, son échec dans la gestion du dossier du Sahara, reconnaissant avoir commis des  « erreurs fatales » depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu en septembre 1991, jusqu’à la « bataille de Guerguerat », en passant par les négociations de 1995 sur la zone tampon.

Dans un document classé confidentiel distribué à ses hauts cadres du Front et que la direction a sciemment fuité à la presse dans une vaine tentative de désinculper le nouveau chef du Polisario, Brahim Ghali et de coller la responsabilité de ces échecs à son prédécesseur, le défunt Mohamed Abdelaziz, mort le 31 mai 2016.

Au lendemain du retrait illico-presto de ses miliciens de la zone tampon de Guerguerat, la direction du Polisario qui avait pourtant juré, quelques jours auparavant, de ne jamais quitter cette région, parlait dans un communiqué, de «redéploiement» au lieu du retrait, pour atténuer l’ampleur de sa défaite, commente un site proche du Front Polisario.

Le document confidentiel revient sur la résolution 2351 adoptée fin avril, par le Conseil de Sécurité et dans laquelle il n’a laissé, sur un ton ferme et menaçant, aucune marge de manœuvre aux dirigeants du Polisario et à leurs parrains algériens et leurs lobbyistes.

Selon ledit document, « la décision du retrait répondait à une demande des alliés selon lesquels le maintien de la présence militaire du Polisario à Guerguerat avait produit un effet inverse » et constituait un «suicide politique» pour le Polisario, surtout après le retrait unilatéral du Maroc le 26 février 2017.

Le Polisario reconnaît aussi dans son document, avoir commis « des erreurs fatales » dans la négociation de l’accord de cessez-le-feu de septembre 1991 et des accords complémentaires du 24 septembre 1997, qui avaient fixé les modalités techniques des zones tampon. Il se reproche de n’avoir pas « insisté pour la création, au niveau de la bande séparant la région de Guerguerat de la ville de Lagouira, d’un poste de contrôle relevant de la Minurso ». Aujourd’hui, les miliciens du Polisario ont besoin d’un laissez-passer mauritanien pour aller jusqu’à cette région.

Le Polisario a fini par reconnaitre son échec sans appel dans la gestion du dossier du Sahara, sans entrer dans les détails des derniers cuisants revers qu’il a encaissés aussi bien à l’ONU que sur la scène diplomatique africaine, où le Maroc a fait un retour triomphal au sein de l’Union Africaine, conjugué à un rapprochement remarquable et inédit avec des pays africains, même dans le rang des anciens grands alliés du Polisario.

En faisant ces révélations, le Polisario marque ainsi une rupture inhabituelle avec les discours triomphalistes qu’il claironnait pour les besoins de propagande ni plus ni moins.

One thought on “Le Polisario admet son échec dans la gestion du dossier du Sahara

  1. Zzin
    07/06/2017 à 10:57

    Ce n’est pas un échec dans la gestion de ce dossier, un dossier n’a pas été crée que comme mensonge par abus des entrées pétrogaz.
    L’Algérie et Khaddafi sachent que le sahara est marocain et avec eux les leaders de poilsario = contrarier et déstabiliser le Maroc était le seul but des responsables algériens et Khaddafi mais les leaders de polisario étaient manipulés à cause de leur jeunesse ce qui a poussé la majorité a rentrer rientegrer le Maroc par la suitr, une fois qu’ils ont compris que ce conflit n’était qu’un piège .
    Installer proche d’une zone à risque algérienne et région tindouf est marocaine , sans carte de réfugies et encerclés par l’armée algérienne , les habitants des camps ne sont que des otages enlevés par force et installer par force dans des camps de honte depuis plus de 40ans .
    Avec les entrées petrogaz, les responsables algériens ont exploité ces marocains farouchement , ils disent par principes humanitaires, en les maintenant malgré eux, en leur refusant la carte de refuges et le recensement et en volant les aides internationales= les camps pouvaient devenir paradis sur terres avec les aides destinées aux camps aides internationales ou aides inscrits dans le budget algérien.
    Le robinet se ferme et la vérité peut éclater car m^me les rseponsables d’Alger ne peuvent pas cacher une vérité rien qu’avec le petrogaz et la haine.
    Le peuple sahraoui ne se réduit pas aux habitants du sahar marocain , ils existent sur la zone saharienne du Maroc à l’Egypte en passant par l’Algérie ; pourquoi le rassemler sur la région marocaine????
    Les réfugies, décident de quitter leur pays mais les otages de tindouf ont été enlevés et installés par force de l’armée algérienne et mourtazeka de khaddafi et ont des cartes ==liberté de circuler et de s’exprimer ; à tindouf, les otages vivaient depuis 40ans dans un prison à ciel ouvert????
    Les ONG doivent donner aux mots leur vrai sens et établir l’ordre et faire respecter les normes internationales et non suivre la stratégie d l’Algérie qui se basent sur les mots sans leur sens pour semer la confusion avec une propagande basée et facilitée par l’argent des algériens ; l’argent dépensé hors de développement de l’Algérie == des dépenses qui ont appauvri les algériens ou lieu de développement de leur pays.
    Espérant que la sagesse s’y installe et que les leaders de polisario se rendent compte qu’ils ne sont qu’une arme pour les responsables algériens pour contrarier, freiner et déstabiliser le Maroc par des marocains, qui humilient dans les camps et les traitent en esclaves ou lieu de les respecter comme ..

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