Espagne-Sahara : Les crimes du Polisario contre les Canariens refont surface

Le roi Felipe VI d’Espagne a reçu, lundi, la présidente de l’Association canarienne des victimes du terrorisme (Acavite), Lucía Jiménez, qui l’a sensibilisé sur la situation des familles des victimes des attentats commis par le Polisario au Sahara à l’époque coloniale et qui n’ont jamais été indemnisées.

Cette audience tenue en marge d’une cérémonie de remise du prix des Droits humains Adolfo Suárez, attribué par la Fondation espagnole des victimes du terrorisme, intervient dans le sillage de la reconnaissance juridique et administrative des victimes des crimes terroristes, aussi bien par la Cour nationale que par le ministère de l’Intérieur et le Congrès des députés.

Pour la présidente d’Acavite, cette reconnaissance met fin à «l’oubli et à l’abandon de ces victimes par les politiques et les institutions Espagnoles, principalement dans les îles Canaries».

Selon les médias canariens, le roi Felipe VI a fait part à Jiménez de son intérêt à s’informer sur les différents aspects et les questions non encore résolues pour les veuves et orphelins d’une centaine de civils et militaires espagnols victimes des attentats commis par les miliciens du Polisario entre 1974 et 1977.

Lucia Jiménez a souligné que son association a enfin réussi à attirer l’attention des autorités publiques sur cette centaine de victimes, dont  son propre père qui avait été grièvement blessé dans un attentant perpétré par le Polisario en 1976 contre le complexe minier de Boucraa.

Ces victimes, rappelle-t-elle, ont payé le prix des «attaques terribles menées par le Front Polisario contre les militaires et les civils espagnols qui travaillaient à INI de FosBucraa» et contre une trentaine de pêcheurs canariens pendant les années 70 et 80 dans les eaux maritimes du Sahara Occidental, l’ancienne colonie espagnole.

Par le passé, la présidente d’Acavite avait aussi déploré que des institutions, des associations et des partis politiques espagnols et Canariens soutiennent à coups de millions d’Euros, les mercenaires du Polisario, alors que les victimes Canariennes «n’ont jamais reçu un seul euro de subvention ou une quelconque aide du Gouvernement, des conseils municipaux ou du Parlement des îles Canaries».

Jiménez avait alors appelé tous les partis politiques Canariens à se démarquer de «la politique impardonnable et irresponsable du double langage, du déni et de l’ostracisme envers les victimes du terrorisme du Front Polisario aux Iles Canaries».

 

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