Bouteflika fait part au Roi Mohammed VI de l’attachement de l’Algérie à l’UMA

A l’occasion du 29ème anniversaire de la création de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), le président algérien Abdelaziz Bouteflika a adressé au Roi Mohammed VI un message, dans lequel il lui fait part de l’attachement de son pays à cette union maghrébine.

Dans ce message qu’il a adressé également à ses homologues tunisien et mauritanien, le président algérien réaffirme “l’attachement constant de l’Algérie à l’Union du Maghreb arabe en tant que choix stratégique et revendication populaire et sa volonté à redynamiser ses institutions et structures pour défendre les intérêts communs, relever les défis croissants et répondre aux attentes et aspirations des peuples maghrébins à davantage d’unité, de complémentarité et d’intégrité”.

Cet anniversaire historique, a-t-il ajouté, est «une occasion pour rappeler les relations de fraternité, de solidarité et de bon voisinage liant les peuples maghrébins ainsi que les constantes civilisationnelles qu’ils ont en partage et leur communauté de destin”.

Paradoxalement, le président Bouteflika a été adressé son message uniquement aux chefs d’Etat des trois pays maghrébins excluant Brahim Ghali qui fait office de président de la prétendue république sahraouie «RASD» que l’Algérie reconnait depuis sa création et soutient à bras le corps, sur tous les plans diplomatique, politique et financier.

Pour rappel, bien que ladite «RASD», ait été créée en 1984 par le régime algérien en complicité avec le régime libyen de l’époque, cette entité était de la cérémonie organisée par les chefs d’Etat des cinq pays maghrébins (Algérie, Maroc, Mauritanie, Tunisie et Libye) le 17 février 1989 à Marrakech, pour annoncer la création de l’UMA.

Le palais El Mouradia est donc appelé faire le choix entre le Maroc, un Etat souverain à l’histoire millénaire et dont les frontières s’étendaient jusqu’au fleuve Sénégal et une entité fantoche qui n’a aucune histoire à revendiquer puisqu’elle n’a vu le jour qu’après la Marche verte qui avait sonné le glas du joug colonial espagnol au Sahara Occidental.

Une chose est sûre, commente un diplomate occidental basé à Rabat, l’UMA ne peut renaitre de ses cendres tant que la frontière entre l’Algérie et le Maroc reste fermée (depuis 1994) et tant que le pouvoir algérien n’aura pas levé la main sur le dossier du Sahara Occidental qui devrait être du ressort exclusif de l’ONU.

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