Sahara: Le Polisario et l’Algérie froissés par le Congrès américain

Le Polisario et son principal soutien l’Algérie, ont été profondément froissés par le Congrès américain qui voté jeudi dernier, la loi budgétaire  2018, en incluant dans le chapitre consacré à l’assistance au Maroc, ses provinces sud du Sahara.

Après les déconvenues de la Commission européenne sur le renouvellement de l’Accord de pêche Union européenne/Maroc avec l’inclusion du Sahara, et la mise en garde lancée le 21 mars par le Conseil de Sécurité de l’ONU au Polisario pour ses inquiétantes incursions dans la zone tampon de Guerguerat, le jeudi 22 mars, c’était au tour du Congrès américain d’asséner un nouveau coup dur au front séparatiste sahraoui et à ses sponsors algériens.

Le Congrès a en effet voté la loi budgétaire américaine au titre de l’année 2018 dans sa mouture qui stipule comme en 2017, que les fonds d’assistance destinés au Maroc concernent également le Sahara.

Ce sont donc trois éprouvants camouflets que le Polisario et l’Algérie ont du essuyer en une semaine, alors que le Conseil de Sécurité s’apprête à tenir fin avril prochain, une session consacrée au dossier du Sahara sur la base des rapports qui lui seront soumis par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et son envoyé personnel pour le Sahara, Horst Köhler.

A l’instar de Bruxelles, Washington s’est voulue plus soucieuse à travers sa disposition budgétaire, de préserver ses relations avec le Maroc qu’elle considère comme étant un allié stratégique des Etats-Unis dans la région, que de ménager une entité séparatiste qui caresse le rêve de créer avec le soutien de l’Algérie, une chimérique petite république au risque de déstabiliser toute la région d’Afrique du nord.

D’ailleurs le nouvel émissaire onusien, Horst Köhler a été reçu par le secrétaire adjoint aux Affaires étrangères américain, David Saterfield, qui lui a signifié que seul le Conseil de sécurité est habilité à traiter le dossier du Sahara. Ce qui a fait dire à certains congressistes, qu’il n’y a rien de nouveau dans le dossier du Sahara, pour que Washington change de position.

 

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