Le Maroc conforté par le 31è Sommet africain dans sa position sur le Sahara

Le rapport sur le Sahara marocain présenté dimanche, par le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat au 31ème Sommet des chefs d’Etats africains réunis à Nouakchott, a conforté la position du Maroc, au grand dam de l’Algérie et du Polisario qui manœuvraient pour une implication accrue de l’UA dans ce conflit territorial.

Dans son rapport, Moussa Faki soulignait à la grande satisfaction du Maroc, «la nécessité pour l’UA d’inscrire sa démarche dans le cadre d’un appui renforcé aux efforts des Nations unies, pour accroître leur chance d’aboutissement. En d’autres termes, il ne s’agirait pas pour l’UA de développer un processus parallèle à celui des Nations unies».

Finalement le rapport soumis par Moussa Faki aux chefs d’Etats présents à Nouakchott, aura ainsi consacré la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara excluant tout processus parallèle, comme l’a confirmé Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et chef de la  délégation marocaine à ce sommet.
Le dossier du Sahara marocain est traité «exclusivement et uniquement aux Nations Unies», a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse tenue au centre international des conférences où se déroulaient les assises du Sommet de l’UA.

L’autre motif de satisfaction de la délégation marocaine est la mise à l’écart du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et son président, l’algérien, Smail Chergui qui ne cache pas son hostilité au Maroc et son appui inconditionnel aux revendications du Polisario.

Les membres de la délégation marocaine redoutaient en effet, que le Tchadien Moussa Faki ne cède à la pression de l’Algérie et de l’Afrique du sud en accordant un rôle prépondérant au CPS dans ce dossier.

Mais dans ses recommandations, Faki affirme que «pour assurer la cohérence requise, la question du Sahara ne serait évoquée que dans ce cadre et à ce niveau», référence faite à la Conférence de l’UA et aux Chefs d’Etats africains.

Pour se faire, le président de la Commission a recommandé l’installation par la Conférence des chefs d’Etats d’un mécanisme de suivi sous forme de troïka, composée du président en exercice de l’UA, son prédécesseur et son successeur en concertation avec le Président de la Commission de l’Union Africaine.

 

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