Droits de l’Homme en Algérie : La Suisse inquiète

Droits de l’Homme en Algérie : La Suisse inquiète
Situation des droits humains en Algérie
L’intérêt du Parlement Suisse

Vivement interpellé, il y a près de trois mois par des députés socialistes, le Conseil fédéral suisse se montre profondément préoccupé par ce qui se passe en Algérie en matière des droits humains.

Dans sa réponse écrite aux questions de deux députés socialistes formulées en juin dernier sur les atteintes répétées aux droits de l’homme en Algérie, le Conseil fédéral a bien souligné tout l’intérêt qu’il porte à ce qui se passe dans ce pays. Il a en effet précisé avoir eu connaissance de la dégradation de la situation des droits humains et des nombreuses difficultés socio-économiques et politiques que connaît l’Algérie telles que « le manque d’infrastructures, de travail, de logement et les pénuries récurrentes d’eau ».

Il a, à l’occasion, dénoncé le harcèlement que subissent les journalistes, les syndicalistes et les militants de la société civile. Le Conseil fédéral n’a pas omis de noter que les organisations de la société civile algérienne sont soit fortement contrôlées par le gouvernement, soit constituées par des partis d’opposition. Selon lui, cela rend difficile un partenariat direct avec ces dernières. Tentant de rassurer les parlementaires suisses, le Conseil fédéral a indiqué que le gouvernement de son pays a décidé d’« œuvrer pour avoir un impact sur l’exercice du respect des droits humains ainsi que sur l’application de conventions ratifiées par le gouvernement algérien ».

Il estime ainsi que la Suisse, qui jouit d’une grande confiance de la part du gouvernement algérien, compte contribuer à l’amélioration de la situation des droits humains dans le pays. Exprimant son inquiétude, le Conseil fédéral dit attendre des autorités algériennes qu’« elles examinent sérieusement les plaintes concernant des cas de disparition, d’arrestations arbitraires et de torture ». Dans le même sillage, il indiquera que la situation des droits de l’homme en Algérie a été régulièrement analysée par le département des Affaires étrangères (DFAE).

Souvent, de telles questions, précisera-t-il, sont abordées avec les autorités algériennes dans le cadre de discussions menées au niveau gouvernemental. Selon lui, la Conseillère fédérale Mme Micheline Calmy-Rey a pleinement évoqué lors de sa dernière visite à Alger le 3 juin dernier les problèmes relatifs aux droits humains, notamment la torture et les violations des droits des femmes.

Il souhaite ainsi que le renforcement des relations bilatérales entre l’Algérie et la Suisse jouera un rôle primordial dans ce domaine.

Il faut rappeler que les deux députés, auxquels le Conseil fédéral a répondu, se sont interrogés sur ce que pourrait faire leur gouvernement afin que les atteintes aux droits humains cessent en Algérie et que la vie quotidienne des citoyens s’améliore.

Sources : M. A. O. – El Watan – 01/10/2006

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