Témoignages accablants à Genève sur le détournement par le Polisario des aides humanitaires

Les dirigeants du Polisario mis à l’index par une ONG américaine pour le détournement des aides humanitaires internationales destinées aux populations démunies séquestrées dans les camps de Tindouf dans le sud-ouest algérien. C’est d’ailleurs le principal mobile justifiant le refus imposé par les autorités d’Alger et le Polisario, au Haut Commissariat aux Réfugiés, de procéder au recensement de ces populations. Intervenant le 10 juin dernier à Genève, dans le cadre de la 17ème session du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, les représentantes  de l’ONG « Teach the Children International », Nancy Huff et Dona Elizabeth Sams, ont en effet, livré des témoignages on ne peut plus éloquents sur le détournement de ces aides par le Polisario. Elles avaient constaté, elles-mêmes et de visu, ces actes abominables pour avoir  collecté en personne ces aides avant de les acheminer depuis les Etats-Unis vers les camps de Tindouf. Mais ces aides, disent-elles, ne sont jamais arrivées à leur destination finale. Une fois ces aides sont débarquées en Algérie, elles disparaissent comme par enchantement dans la nature. C’est sûr que les deux représentantes de l’ONG américaine n’ont pas de preuves quant à l’identité des auteurs de ces détournements, mais les traces des denrées et articles détournés  sont facilement détectables sur les marchés au noir algérien ou mauritanien.

Dans leurs interventions, Nancy Huff et Dona Elizabeth Sams parlent de cas concrets de détournement des chargements de dizaines de conteneurs composés de produits alimentaires, de médicaments et de chaises roulantes envoyés dans les camps à partir des Etats-Unis, mais elles n’ont pas retrouvé de traces de cette cargaison, une fois elles sont retournées sur place pour vérifier leur répartition.
« Nous voulions prendre des photos de ces aides pour les montrer aux donateurs afin de leur prouver que leurs aides étaient bien arrivées à destination, mais quelle fût notre surprise de réaliser que seule une partie extrêmement infime a bénéficié aux populations », s’est indignée Dona Sams.
Les dirigeants du Polisario, racontent-elles, «nous empêchaient de distribuer ces aides directement à la population ». Elles citent le cas de cadeaux qu’elles voulaient remettre en mains propres à des enfants sahraouis, mais elles ont été empêchées d’accéder aux écoles, les dirigeants du Polisario, soutiennent-elles, craignaient de les voir compter les bénéficiaires pour un éventuel recensement.
Devant la poursuite de ces pratiques, l’ONG « Teach the Children International » est parvenue à la conclusion qu’elle n’avait d’autres choix que de suspendre l’acheminement des aides vers les camps de Tindouf, pour ne pas cautionner des pratiques condamnables.
Les représentantes de l’ONG américaine, qui s’étaient rendues à plusieurs reprises dans les camps du Polisario à Tindouf, se sont aussi déclarées révoltées par les conditions de vie déplorables qui y règnent et l’absence des droits de l’homme les plus élémentaires, ainsi que par la persistance de l’esclavage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *