Polisario-assassinat: L’Algérie pourrait être traînée devant la justice pénale internationale

assasinats-sahraouisLe double crime commis le 5 janvier dernier, par l’armée algérienne à l’encontre de deux commerçants sahraouis a été porté devant les instances de l’ONU à Genève.
La coordination des familles des deux jeunes Sahraouis lâchement abattus par balles dans la localité d’Oudiyat Toutrat, près de la frontière avec la Mauritanie, a tenu une conférence de presse vendredi dernier au siège de l’ONU à Genève pour attirer l’attention de la communauté internationale, particulièrement le Haut Commissariat aux droits de l’Homme et le Conseil des droits de l’Homme (CDH), sur les graves atteintes aux droits de l’Homme commises dans les camps de Tindouf.
Face au silence des autorités algériennes, la coordination exige l’ouverture d’une enquête impartiale et la poursuite en justice des auteurs et commanditaires de ce double meurtre, dont ont été victimes les dénommés Khatri Hammedha Khandoud et Mohamed Aliyenne Abbih alors que leur compagnon, Moichan Salek Boujemaa, grièvement blessé, est actuellement hospitalisé au Maroc.
Les familles des victimes étaient représentées à la conférence de presse par Abdellah Salma et Yabba Sellami ainsi que par l’avocat Me Pierre Legros, ancien bâtonnier du barreau de Bruxelles et président-fondateur de l’association «Avocats sans frontières».
Ces derniers ont insisté pour que toute la lumière soit faite sur ces crimes, qualifiant d' »insupportable la persistance de l’impunité pour des crimes aussi abominables » que ceux commis par le Polisario en complicité avec l’armée et les services de sécurité algériens.
Pour Abdellah Salma, « les impacts des balles relevés sur les véhicules et le nombre de balles ayant transpercé les corps des victimes montre sans ambages qu’il s’agit d’un meurtre prémédité ».
Devant le refus des familles des victimes de récupérer les dépouilles en exigeant l’ouverture d’une enquête et une autopsie, les autorités algériennes avec la bénédiction du Polisario, ont discrètement enterré les dépouilles, 45 jours après l’assassinat, précise la coordination.
L’avocat Me Pierre Legros n’a pas exclu la possibilité de saisir une cour pénale internationale. Il a assuré que «si l’Etat algérien étouffe la procédure judiciaire, on pourrait l’assigner devant des juridictions nationales et internationales».

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