Polisario/Tindouf : Le camp de Laayoun s’embrase

emeutesL’arrestation ce week-end, d’un jeune sahraoui après la destruction d’une échoppe qu’il construisait, a dégénéré en un grand mouvement de protestations embrasant tout le campement de Laayoun, implanté à une quinzaine de kilomètres de Tindouf.
Dans un élan de solidarité avec la victime, près d’un millier de jeunes habitants en colère, ont pris d’assaut ce dimanche 11 mai, le siège de la dénommée wilaya de Laayoun qu’ils ont incendiée et détruit tous ses équipements.
Les jeunes protestataires, rapportent des sources concordantes des camps de Tindouf, ont pris particulièrement pour cible le soi-disant wali Hemma Albounya, lui infligeant plusieurs coups et blessures incendiant sa voiture qui a été entièrement calcinée.
C’est en effet sur les ordres de ce dernier, que des vigiles de la dite wilaya ont procédé à l’arrestation du dénommé Al Ghilani Lahcen Alhussein Boumerrah, après avoir entièrement démoli l’échoppe de commerce qu’il était en train de construire sans autorisation, près de sa maison à Haggounya sur la route conduisant à Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie.
Selon les mêmes sources, les forces appelées en renfort, ne sont pas parvenues à rétablir l’ordre et à disperser les centaines de mécontents sahraouis qui réclamaient le limogeage du wali de Laayoun et ses assistants.
Après avoir circonscrit les flemmes qui ravageaient le siège de la dite wilaya, les agents de sécurité ont pris en chasse les manifestants, dont plusieurs dizaines ont été arrêtés et embarqués les yeux bandés, à bord de véhicules militaires avant d’être conduits à une destination inconnue.
Les manifestants déchainés ont campé tard dans les ruelles du camp, scandant des slogans hostiles à la direction conduite par Mohamed Abdelaziz et à sa garde rapprochée et ce malgré un couvre-feu décrété dans la soirée de dimanche à partir de 21h00 heure locale.
Des unités mobiles de l’armée algérienne qui étaient stationnées sur les lieux, interdisaient toute sortie ou entrée au camp.
Malgré ce dispositif sécuritaire, les jeunes manifestants en délire ont continué à réclamer la libération immédiate du jeune Boumerrah qui a été malmené et jeté en prison sur ordre du wali. Les mêmes sources précisent avoir perçu des dizaines de jeunes mécontents arborer des pancartes et des banderoles clamant leur soutien au projet marocain d’autonomie au Sahara Occidental et incriminant le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz et ses proches collaborateurs de corruption et de prévarication au détriment des populations civiles des camps de Tindouf.

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