L’ONU appelée à enquêter sur les conditions désastreuses des enfants à Tindouf

enfants-sahraouis-tindoufUne pétition vient d’être lancée par une ONG sur Internet, appelant l’ONU à ouvrir une enquête internationale sur les souffrances et les conditions de vie lamentables des enfants dans les camps de Tindouf, contrôlés par le Front Polisario au sud du territoire algérien.
Lancée sur les réseaux sociaux de la grande Toile, à l’initiative de l’Association Forum de l’Enfance, une ONG basée à Rabat, la pétition demande à l’ONU, l’ouverture d’une enquête internationale sur le sort des populations séquestrées depuis près de 40 ans par le Polisario à Tindouf et plus particulièrement celui des enfants sans défense et sans avenir.
«Les droits des enfants, c’est d’abord l’éducation, la santé, un environnement sain, le divertissement et un habitat décent», lit-on dans le texte de la pétition que l’ONG compte transmettre  prochainement à Leila Zerrougui, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés.
Dans sa pétition, l’Association évoque un autre aspect que la communauté internationale a toujours passé sous silence à savoir l’expatriation forcée d’enfants sahraouis vers l’Espagne et surtout vers l’île de Cuba.
Selon des statistiques avancées par l’Association, pas moins de 6.000 enfants sahraouis ont été expatriés depuis le début du conflit du Sahara Occidental, vers l’île cubaine, officiellement pour y poursuivre leurs études primaires et secondaires. Mais en réalité, ces enfants sont expédiés par la gente armée du Polisario dans ce pays pour y subir des cours d’initiation aux techniques de la guérilla et de la guerre des rues et des séances d’endoctrinement idéologique.
Ces enfants de bas âge sont à la même occasion, employés comme main d’œuvre saisonnière gratuite dans les champs du tabac et les fabriques des fameux cigares cubains connus sous plusieurs dénominations commerciales, dont celle du «Habano».
Les bambins sahraouis sont parfois victimes également d’abus sexuels durant leur hébergement dans des foyers ou chez des familles.
Selon les experts, c’est l’une des raisons pour laquelle la direction du Polisario et les autorités algériennes ont toujours rejeté les demandes de recensement des populations des camps de Tindouf formulées par les agences spécialisées de l’Onu, notamment le Haut Commissariat au Réfugiés (HCR).

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