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Sahara: Droits de l’homme, un défi éthique
Écrit par Khalid Ould Sidi Baba   
Lundi, 09 Février 2009 10:32
Occupée pendant plus de 40 ans par l’Espagne, les populations du Sahara occidental n’ont pas échappé durant toute cette longue période aux dures conditions et aux douloureux sorts réservés aux colonisés. Les sahraouis ne jouissaient pas de libertés fondamentales qui leur permettraient de défendre leur droit et d’exprimer leurs revendications légitimes. Ils ne pouvaient acheter ni terres ni biens immobiliers s’ils n’acceptaient pas la nationalité espagnole. Faute de pouvoir assimiler moralement les marocains sahraouis, les espagnols essayaient de les châtrer intellectuellement mais sans jamais conquérir leurs âmes.
La décolonisation des différentes parties du Maroc occupées par l’Espagne a été obtenue dans le cadre d’une simple rétrocession à leur propriétaire unique, le Maroc. Pour le gouvernement marocain attaché aux moyens pacifiques il n’avait pas été nécessaire d’enrayer ce processus de décolonisation pour le Sahara occidental. La progression par étapes par le moyen de la négociation était préférable à l’épreuve de force. La Marche Verte, indépendamment de son rôle de rassembleur d’énergies devenait l’ultime moyen pour aboutir à la décolonisation. Cette paisible voie avait pour but de libérer le territoire tout en épargnant aux populations les conséquences d’une confrontation militaire.

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Le nouveau médiateur de l’ONU pour le Sahara Occidental pourra-t-il faire valoir les droits humains
Écrit par Khalid Ould Sidi Baba   
Mardi, 13 Janvier 2009 04:00
Quelques jours après sa désignation officielle par le Secrétaire Général des Nations Unies comme nouveau médiateur en charge du dossier du Sahara, les observateurs du dossier estiment que la priorité N°1 du nouveau représentant onusien sera de se pencher sur la situation des droits humains au sein des camps de Tindouf au sud ouest de l’Algérie, contrôlés par le mouvement Front Polisario, avec le soutien logistique et financier du pays « hôte » du mouvement révolutionnaire.
En effet, après plusieurs signaux d’alarmes fort lancés à la communauté internationale par les ONG en charge des droits de l’homme, il semblerait que la situation des quelques 90 000 sahraouis vivant au sein  des camps de Tindouf n’aie pas évoluée, et ce alors même que des accusations graves, d’esclavage notamment, aient été révélés par le site de partage de vidéos en ligne « youtube ».
Les observateurs indépendants, ainsi que la presse internationale, n’ont toujours pas la possibilité de se rendre au sein des camps de la Guérilla, sans être « accompagnés » par un commissaire politique suivant un parcours balisé. Plus grave, il est impossible de pouvoir mener une enquête au sein des camps pour pouvoir établir l’état d’esprit des populations sahraouies y vivant et leur volonté de rester ou non les « invités » du front Polisario.
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2009 sera-t-elle l’année du rétablissement des libertés fondamentales dans les camps de Tindouf ?
Écrit par Khalid Ould Sidi Baba   
Lundi, 05 Janvier 2009 11:06
A l’heure ou le monde bascule vers une nouvelle année qui s’annonce très difficile sur le plan économique, et dramatique au niveau du conflit du Moyen-Orient, l’on est en mesure de se demander si les sahraouis vivant dans les camps de Tindouf, administrés par le font Polisario avec le soutien actif de l’Algérie, connaîtront un peu de répit, et verrons leur situation évoluer.
En effet, après plus de trente années de violations de leurs libertés fondamentales par les cadres de la guérilla, les quelques  90 000 Sahraouis vivant dans les camps, otages d’un conflit hérité de l’affrontement est-ouest, pourront ils enfin faire valoir leur droit aux libertés de base, telle que la réunion, l’association, la circulation, ou tout simplement le droit à une vie paisible ? Rien n’est moins sur, tant la crispation récente des cadres de la guérilla semble démontrer que le Front Polisario est déterminé à conserver le moyen de pression que constitue cette population, qui n’aspire pourtant qu’à faire valoir ses droits les plus élémentaires. 2008 aura été terrible en effet pour ces populations sahraouies exilées de force sur le territoire algérien, puisque de graves accusations d’esclavage et de torture, dévoilées par le site de partage de vidéos en ligne « youtube » auront permises de mettre à jour des pratiques que l’ensemble de la communauté internationale croyait appartenir aux « poubelles de l’histoire ».

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Tindouf: Le destin d’une citée, terre d’échange et de fraternité devenue un bagne célèbre.
Écrit par Khalid Ould Sidi Baba   
Mercredi, 17 Décembre 2008 09:51
Au sud de la Hamada du Drâa, dominant une vaste Sebkha, et dans une vallée bien pourvue d’eau, sur le cite de Tindouf, fut construite, au XVI siècle une première ville. Les caravanes du sud du Maroc, du Chenguit et de Tombouctou se rencontraient autour de ce point d’eau pour des échanges commerciaux et parfois pour concilier des différents entre tribus. C’est en vertu d’un arrêté résidentiel du 5 Août 1933 que le plan de pacification du sud marocain comportait l’occupation de Tindouf, qui était encore au début des années 50 du siècle dernier officiellement marocaine.
Malgré l’occupation et son rattachement par la suite à l’Algérie, qui l’a héritée dans le cadre des frontières limitées par les accords d’Evian en 1962, Tindouf a gardé, jusqu’à la fin des années 60 du siècle dernier, sa vocation de point de coopération maghrébine et subsaharienne. Une foire annuelle était organisée avec la participation des Etats riverains et les caravanes chamelières étaient remplacées par des files de camions et d’engins à quatre roues de toutes sortes, et qui s’étendaient sur des dizaines, sinon des centaines de kilomètre. La tempête née du conflit de l’année 1963 passée, apparemment l’Algérie et le Maroc se sont rendus compte qu’ils sont condamnés à la coopération. Les facteurs d’unité et d’approche sont plus nombreux que ceux qui les divisent.

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Sahara : Quand Miguel d’Escoto s’emmêle les pinceaux
Écrit par Khalid Ould Sidi Baba   
Mardi, 25 Novembre 2008 09:58
Nouveau président en exercice de l’assemblée générale de l’ONU, l’ancien prêtre sandiniste Miguel d’Escoto a profité immédiatement de sa nouvelle position pour fustiger les « ennemis de la révolution ». Joignant le geste à la parole, Miguel d’Escoto n’a pas perdu de temps, et s’est fendu d’une déclaration de soutien au Front Polisario, ravivant du coup un axe enterré avec la fin de la guerre froide. L’exemple le plus frappant de son « tropisme révolutionnaire » est lorsqu’il affirme que « l’indépendance totale du  Sahara est le seul salut » (selon « Le jeune indépendant », quotidien algérien). Force est de constater que l’obligation de réserve qui incombe au poste occupé de manière temporaire par ce sud-américain a été piétinée par l’idéologie agonisante de l’internationale.
Qu’à cela ne tienne. Un conflit de 33 ans, des centaines de morts, des familles endeuillées, un gouffre financier pour l’ONU que les générations futures auront à supporter et des conséquences désastreuses sur le plan économique, social et politique n’ont pas semblé peser sur la conscience d’Escoto, qui a voulu faire un « coup » médiatique afin de plaire à ses alliés.
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